CONFERENCE INAUGURALE

Le vendredi 23 septembre de 18h30 à 20h30

« Les impacts de la dette publique sur les femmes en Europe »

Soirée d’ouverture avec Christine Van Daelen coordinatrice au CADTM (comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde)

Quasi plus une seule journée ne se passe sans que la dette n’occupe l’espace médiatique. En son nom, des plans d’austérité sont imposés aux peuples d’Europe orientale (Roumanie, Hongrie, Lettonie…), des Balkans, (Bosnie,…), de la Grèce, de l’Irlande et récemment d’Espagne et du Portugal. Bientôt, ce seront bien tous les peuples d’Europe qui auront à subir les pires régressions sociales inhérentes au « système dette ». Une véritable guerre sociale contre les salariés et salariées, les retraités et retraitées, les chômeurs et chômeuses se met en place voulant leur faire payer les effets d’une crise profonde dont ils et elles ne sont en rien responsables. Mais d’où vient cette dette publique ? Qui l’a financé ? Qui en profite ? Et surtout qui va payer ? L’argumentaire d’un endettement public soi-disant insoutenable n’a pas d’autre fonction idéologique que de justifier les Plans d’austérité. Ces mesures sabreront les acquis sociaux des populations les plus fragilisées, les plus pauvres et donc majoritairement les femmes ! Et parmi elles, celles qui sont les plus vulnérables : les mères célibataires, les femmes jeunes, âgées, migrantes, les femmes provenant d’une minorité ethnique, du milieu rural ou encore ayant été victimes de violences. Nul doute que les innombrables reculs socio-économiques testés sur elles aujourd’hui seront imposés demain à toutes les classes populaires, femmes et hommes.
Christine Vanden Daelen fera avec vous un tour d’horizon des principales mesures qui sanctionneront à terme, l’émancipation des femmes en Europe. Au menu des régressions concoctées pour les gouvernements d’Europe, placés sous la tutelle ou la forte influence du FMI et des Institutions européennes, figurent en bonne place : une diminution des revenus du travail rémunéré des femmes, la casse de la protection sociale, la destruction des services publics, la remise en cause du droit du travail et l’augmentation de la fiscalité sur la consommation. Face à l’étendue de ces déstructurations, les femmes s’organisent, élaborent des alternatives féministes à la dette et s’engagent dans des actions coordonnées européennes.

Entrée Libre mais réservation souhaitée au CFEP : 02/229 38 42