« Les inégalités d’accès à l’université : état des lieux en Communauté française de Belgique »

« Les inégalités d’accès à l’université : état des lieux en Communauté française de Belgique »

L’université n’est qu’une voie parmi d’autres de formation des individus et de préparation à une profession mais elle reste une voie valorisée socialement non seulement en raison des perspectives professionnelles qu’elle continue à offrir relativement à d’autres niveaux d’études, mais aussi en raison de l’ouverture culturelle ou du statut social qu’elle contribue à forger. Si l’université constitue ainsi un « bien éducatif » valorisé, il est légitime de se demander s’il existe une égalité des chances d’accès des jeunes à l’université. Nous tenterons de répondre à cette interrogation en faisant référence à diverses recherches que nous avons menées ces cinq dernières années. Plus précisément, nous analyserons certains processus et conditions amenant la majorité des étudiants de première génération (à savoir, les étudiants dont les parents ne sont pas diplômés du supérieur) à s’orienter plutôt vers l’enseignement supérieur non universitaire que vers l’enseignement universitaire. Nous constatons, par ailleurs, qu’il y a assez largement des processus d’auto-sélection de la part des jeunes et des familles qui permettent d’avancer, que dans le contexte belge à tout le moins, la démocratisation de l’enseignement "post-secondaire" est une démocratisation ségrégative, qui tient fort au poids des familles dans la construction des projets d’étude des jeunes.
Maud Van Campenhoudt est docteure en sciences politiques et sociales et dispose d’une licence en sociologie et en statistiques. Elle travaille actuellement comme assistante et chercheuse à l’Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve, Belgique).

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